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La Fontaine de l’Amour

Avant l’arrivée de l’eau courante, les habitants de Lézignan-la-Cèbe s’approvisionnaient aux fontaines municipales. Au XXème siècle un réseau de fontaines en fonte, pompes à bras ou bornes-fontaines desservaient le village. A la fin XIXème siècle les femmes allaient chercher l’eau principalement à quatre points d’eau, dont la fontaine de l’Amour. Datant des années 1840, cette fontaine était située sur la rive du Caval Ferrant, à la lisière des habitations, un emplacement discret qui permettait aux jeunes gens de conter fleurette aux jeunes filles. Son eau fraîche et limpide était très appréciée. En 1881, elle fut équipée d’une pompe à balancier protégée par un petit édifice en calcaire beige. Tombée en désuétude au début du XXIème siècle, la fontaine a été rénovée en 2018 avec une nouvelle pompe à bras et coiffée en 2019 d’un campanile en fer forgé.

Fontaine de l’amour actuelle rénovée

En savoir plus cliquez et découvrez ce petit fascicule « La fontaine de l’amour » écrit par Didier DURAND.

La petite histoire de la Cèbe de Lézignan

Plus que l’histoire de la Cèbe à Lézignan, c’est l’extraordinaire histoire de tous les hommes et surtout les femmes de notre village que vous allez découvrir dans ce livret écrit par Didier DURAND.

Histoire de mon village 1630-1930 – Léandre Caramel

Léandre CARAMEL se voulait simplement enfant du Pays qui aimait son village. Il a, durant plus de 2 ans, fouillé les archives communales pour en 1968 nous livrer cette brochure « Histoire de mon village ».

Le récit qu’il nous propose est presqu’un chuchotement pour un voyage savoureusement illustré de trois siècles. Il nous entraine à la rencontre de ces femmes et de ces hommes qui ont fait Lézignan la cèbe.

Je remercie Sylvette et Lucette les deux filles de Léandre CARAMEL pour leur aimable autorisation à publier ce récit.

« Il nous a donné une raison de plus et une raison touchante d’aimer notre vieux Lézignan-la-Cèbe et d’en être fiers » – Wladimir d’Ormesson.

Bonne lecture à tous.

Rémi BOUYALA, Maire de Lézignan la cèbe

Le château de Lézignan-la-Cèbe

Construit en 1614 et 1616 par Pierre de RIBES, alors consul de Pézenas et coseigneur du village, le Château de Lézignan-la-Cèbe servait de « maison des champs » à sa famille. Cette demeure était à la fois une résidence estivale et le centre d’un domaine agricole. Du XVIIème siècle jusqu’au début du XXème siècle, il a appartenu successivement aux familles de RIBES, CARRION de NISAS, et d’ORMESSON. Le château est aujourd’hui inscrit au titre des monuments historiques.
De plan carré, le bâtiment mesure 28 mètres de côté. Il est composé de trois corps de logis disposés en U autour d’une cour d’honneur et flanqués de quatre tours rondes aux angles extérieurs. L’édifice s’élève sur trois niveaux.
– Le rez-de-chaussée, aux pièces voûtées d’arêtes était consacré aux activités domestiques.
– Le premier étage abritait les appartements privés, dotés de plafonds à la française.
– Le dernier niveau était celui des combles.
Un grand escalier à repos assure la circulation entre les étages. L’ensemble est couvert par une toiture à faible pente en tuiles rondes. Le principal matériau de construction est le calcaire coquillier sous forme de pierre rassière, tandis que la pierre de taille est utilisée pour les angles, les encadrements de portes et fenêtres, ainsi que les cheminées. La cour d’honneur est fermée par un mur percé d’une arcade qui donne accès à une avant-cour.

Le château, dessin

En savoir plus cliquez et découvrez ce petit fascicule « Les seigneurs de Lézignan-la-Cèbe » écrit par Didier DURAND.

La Mairie, cœur de la démocratie locale

Après une longue période d’habitat dispersé, les habitants de Lézignan-la-Cèbe se sont regroupés au début du XIIIème siècle à l’initiative des Templiers, formant ainsi le cœur du village actuel en bordure de l’enclos paroissial. La communauté s’est alors organisée sous un régime de consulat, avec des syndics élus. Ces derniers se réunissaient dans une petite « maison de ville » tandis que l’assemblée des chefs de famille se tenait à l’église.
La commune de Lézignan-la-Cèbe a été officiellement créée à la fin de l’année 1789. Durant une grande partie du XIXème siècle, le conseil municipal siégeait dans une pièce louée au sein de la Maison du Prieur, où étaient également conservées les archives et les étalons de mesure. En 1861, la municipalité a fait acquisition d’une maison pour y installer la première mairie-école des garçons. Lorsque l’école des garçons a déménagé en 1884, le rez-de-chaussée a été réaffecté aux services du télégraphe et des postes, l’étage abritant dès lors le secrétariat, le bureau du maire et la salle du conseil.
Une nouvelle mairie-foyer rural a été inaugurée en 1959. Cet immeuble comprenait les locaux administratifs, des bains-douches et un foyer rural servant de salle de spectacle et de salle des fêtes. Aves le temps, les bains-douches et le foyer ont été délaissés, et les activités festives transférées en 1995 dans une nouvelle salle polyvalente. Depuis, le bâtiment a été réaménagé et est entièrement occupé par les services municipaux.

Carte postale ancienne, au fond l’ancienne mairie, au premier plan emplacement de la mairie actuelle (archives départementales de l’Hérault)
Projet de construction d’un foyer communal et aménagement d’une mairie: façades (archives départementales de l’Hérault)

Les Poilus de Lézignan-la-Cèbe

La commémoration du centenaire de la guerre 1914-1918 a permis de rendre un hommage particulier à tous les Poilus de Lézignan-la-Cèbe, voici un autre fascicule écrit par Didier DURAND racontant leur histoire.

L’église de l’Assomption de Notre-Dame

Dédiée à l’Assomption de Marie, l’église paroissiale de Lézignan-la-Cèbe est connue sous plusieurs noms, dont Notre Dame de Lézignan ou Sainte Marie de Lézignan. Son histoire s’étend sur plus de neuf siècles, marqués pa de nombreuses transformations.
Origines romanes (XIe-XIIe siècles): A l’origine, il s’agissait d’une église romane isolée, édifiée par l’Abbaye d’Aniane. L’édifice de 27 sur 13 mètres avait un plan en croix latine avec un clocher-porche et une abside semi-circulaire, ce qui lui valut le nom de Notre Dame de la Rotonde.
Reconstructions baroques (XVIIe siècle): Au milieu du XVIIe siècle, l’usure et les saccages des Huguenots ont nécessité des rénovations. En 1659 la tour-porche fut intégrée à la façade et une tribune fut ajoutée. Vers 1680, la nef, le transept et le chœur furent reconstruits adoptant un plan rectangulaire et un retable baroque fut installé; l’église prit alors le nom de Notre Dame des Vertus.
Transformations des XIXe et XXe siècles: Désaffectée pendant la Révolution, l’église fut réaménagée dans le style Philippart au début du XIXe siècle par de riches familles locales, qui ajoutèrent des tableaux et pavèrent la nef. De 1858 à 1913, elle adopta un style néogothique (dit « troubadour »), avec des voûtes en briques, des arcs brisés et des vitraux de la manufacture Gesta de Toulouse. Après avoir été enrichie de nombreuses donations jusqu’aux années 1930, l’église désormais nommée l’Assomption de Notre-Dame a été progressivement dégarnie à partir des années 1960 pour retrouver un espace plus sobre et lumineux.

Eglise, construction d’une voûte dans la nef: plan, coupe transversale (archives départementales de l’Hérault)

Souvenirs, souvenirs de Lézignan-la-Cèbe

Voici quelques anciennes photos de Lézignan sous forme d’un petit diaporama (version powerpoint).

Pour un plus grand partage de l’histoire, afin de compléter notre collection, nous vous invitons à nous transmettre vos photos, cartes postales représentant la ville de Lézignan-la-Cèbe sous format numérique accompagné de votre autorisation de parution à l’adresse mail suivante :
p.rouat@lezignanlacebe.fr

Les Ecoles de Lézignan-la-Cèbe

L’école des garçons: L’enseignement élémentaire pour les garçons à Lézignan-la-Cèbe est attesté depuis le milieu du XVIIe siècle. Des régents, supervisés par le curé, enseignaient la lecture, l’écriture et le calcul. A la fin du XVIIIe siècle, on estime qu’un garçon sur deux savait lire et écrire. Au XIXe siècle, les instituteurs enseignaient dans une salle louée par la commune dans la Maison du Prieur, leur rémunération étant partagée entre la municipalité et les parents, sauf pour les enfants indigents qui bénéficiaient de la gratuité.
En 1861, la commune inaugura sa première mairie-école des garçons. L’unique salle de classe de 27 m², située au rez-de-chaussée, devint rapidement surpeuplée. Une nouvelle école fut donc construite en 1884 rue des Ecoles. Ce bâtiment comprenait deux salles de classe au rez-de-chaussée, un logement pour l’instituteur à l’étage, ainsi qu’une cour et un jardin pour les récréations. L’école est devenue mixte pour les petites classes en 1951 et a fonctionné jusqu’en 1993, date du regroupement de tous les élèves à l’école La Salsepareille. Aujourd’hui l’édifice abrite le Pôle Associatif et Culturel, qui comprend la médiathèque, la maison de vie associative et l’école de musique.

L’école des filles: L’enseignement public pour les filles à Lézignan-la-Cèbe a débuté au XVIIIe siècle, près d’un siècle après celui des garçons. L’instruction était alors peu efficace, et à la fin du siècle, moins de 10 % des jeunes femmes savaient signer leur nom. L’éducation publique des filles fut même interrompue pendant toute la première moitié du XIXe siècle, entraînant un analphabétisme quasi généralisé. L’enseignement féminin reprit en 1853 avec la création d’une école privée par des religieuses, qui devint communale en 1861. À partir de 1866, l’école s’installa dans la Maison Laporte. Si les parents devaient contribuer au traitement de l’institutrice sous le Second Empire, la gratuité fut instaurée dès le début de la Troisième République. En 1881, une institutrice laïque remplaça l’enseignante religieuse.

Le projet d’une nouvelle école pour filles, lancé en 1906, aboutit 22 ans plus tard, en avril 1928. Ce bâtiment, situé à l’angle de la rue de l’Égalité, comprenait une garderie, des salles de classe, des préaux et des logements pour les enseignants. Orné d’une frise d’inspiration Art nouveau, il est à l’origine du groupe scolaire actuel, La Salsepareille.

Le Monument aux Morts pour la Patrie

Le monument aux morts de Lézignan-la-Cèbe se distingue par sa richesse symbolique, mêlant des éléments funéraires, militaires et civiques. Il est particulièrement singulier par son allégorie de la Liberté brisant les chaînes de la tyrannie. La commune a été l’une des premières à vouloir honorer ses soldats, en commandant dès l’été 1917 une œuvre au sculpteur biterrois Jules Cartier. Conçu en 1917, le monument de 5 mètres de haut en pierre des Estaillades fut érigé en plusieurs étapes entre 1919 et 1922. Il est structuré en quatre niveaux superposés :

1. Le piédestal (niveau funéraire) : Conçu comme un cénotaphe, il représente un tombeau antique orné de couronnes de laurier et de chêne. Il porte les noms des soldats morts pour la France et une sculpture d’enfant symbolisant l’espoir en l’avenir.

2. Les panneaux sculptés (niveau patriotique) : Ce niveau évoque le combat à travers des scènes de guerre (casques, obus, drapeaux), rendant hommage aux soldats.

3. La colonne (niveau civique et funéraire) : La colonne cylindrique symbolise le lien entre la terre et le ciel. Elle porte la dédicace « Hommage aux enfants de Lézignan la Cèbe Morts pour la Patrie » et les armoiries de la commune, soulignant le caractère civique de l’initiative.

4. La statue (niveau républicain) : Le sommet est couronné par une allégorie de la Liberté. Vêtue à l’antique, elle brise les chaînes de la tyrannie, une étoile sur le front pour éclairer le monde. Sa posture dynamique, un pied en avant, en fait une « Liberté en marche », symbole d’un avenir meilleur et des valeurs républicaines.

Monument aux morts: dessin (archives départementales de l’Hérault)

La Gare et le chemin de fer

Le chemin de fer a été une innovation majeure pour Lézignan-la-Cèbe dans la seconde moitié du XIXe siècle, connectant le village au reste du pays et stimulant son urbanisme et son économie. La ligne Vias-Lodève, ouverte en 1863, a transporté des voyageurs jusqu’en 1957 et des marchandises jusqu’en 1990.

Au départ, le train ne s’arrêtait pas à Lézignan. Il a fallu attendre juin 1869 pour que soit installée une halte, une simple maison de garde en bois, où le train de voyageurs marqua son premier arrêt, un événement célébré par tout le village. Après un incendie qui détruisit cette installation en 1882, le conseil municipal demanda la construction d’une véritable gare plus proche du bourg. La nouvelle gare fut construite en 1884.

À la fin du XIXe siècle, les infrastructures ferroviaires de la commune comprenaient la gare de voyageurs avec une salle d’attente et un logement pour le chef de gare, une halle à marchandises, des toilettes (à partir de 1900), trois passages à niveau avec leurs maisonnettes de garde-barrières, ainsi qu’un embranchement pour charger le basalte de la carrière et des voies pour le remisage des trains.

En savoir plus cliquez et découvrez ce petit fascicule « La Gare et le chemin de fer de Lézignan-la-Cèbe » » écrit par Ramon CAPDEVILA.

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